Session : L’industrialisation dans le domaine du bâtiment au Canada entre 1850 et 1930

27 mai 2022 de 09h00 à 10h30

Sous la direction de Pierre-Édouard Latouche, avec des présentations de Jean-Philip Mathieu (doctorant McGill), Daniel-Jean Primeau (Artisan plâtrier ornemaniste) et Pierre-Édouard Latouche (UQAM).

Dans le cadre du Congrès annuel de la SÉAC à Montréal
UQAM, pavillon J.-A. De Sève (DS) – DS-R525

Saint-Hyacinthe industriel Manufacture de portes et chassis de L. P. Morin, 1901
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Saint-Hyacinthe industriel Manufacture de portes et chassis de L.-P. Morin, 1901

Jean-Philip Mathieu (doctorant McGill)
Montreal Rolling Mills et l’industrie du clou coupé au XIXe siècle

Pierre-Édouard Latouche (UQÀM)
Les catalogues commerciaux et leur diffusion dans le secteur du bâtiment au Canada avant 1930

Daniel-Jean Primeau (Artisan plâtrier ornemaniste)
Témoin d’une révolution : l’artisan plâtrier et les éléments préfabriqués en plâtre entre 1850 et 1930

 

Le mouvement Arts and Craft au Canada a fait l’objet de plusieurs études et expositions parmi lesquelles Artistes, architectes et artisans : l’art canadien 1890-1918

(2013) et Architecture, Design and Craft in Toronto 1900-1940 « Creating Modern Living » (2017). Toutefois, une question demeure en suspens : on ne sait presque rien du tournant industriel dans le domaine du bâtiment que le mouvement Arts and Craft pourfendait en célébrant une esthétique artisanale. Qu’en est -il, en effet, des fabriques et usines qui produisaient au Canada, dès le milieu du 19e siècle, la quasi-totalité des composantes du bâti ? De la Grant, Hall & Co. fondée à Montréal en 1851, réputée produire un million de lattes de planchers annuellement, à la James White Sash and Door Factory, active de 1902 à 1910 à Carberry (Manitoba), des entreprises de ce genre étaient présentes dans toutes les villes canadiennes grandes et moyennes. La séance invite des contributions abordant cet acteur important du secteur du bâtiment que furent, entre 1850 et 1930, les fabriques et usines de matériaux de construction. Les communications peuvent porter, entre autres, sur : le nombre, l’emplacement et le fonctionnement des fabriques; les gammes de produits usinés; les conditions de commande et de livraison; les catalogues commerciaux et la publicité; la mise en œuvre des pièces sur le chantier de construction; des études de cas; les critiques de l’industrialisation menées par le mouvement Arts and Craft; les promoteurs du machinisme dans le domaine du bâtiment avant 1930.